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lundi 25 avril 2016

Le chef du Chateau de Valmer nommé "Grand de demain"...

Après seulement quelques mois à la tête du restaurant "La Palmeraie " du  Chateau de Valmer, Jimmy Coutel a déjà tout d'un grand.

C'est en tout cas l'avis du guide gastronomique Gault & Millau. Ce dernier l'a élu "Grand de demain" avec cinq de ces confrères. Six noms choisis parmi les nombreux cuisiniers talentueux du pays. Ceux qui sont pressentis pour être parmi les meilleurs. "Une récompense d'autant plus gratifiante qu'elle est uniquement ciblée sur la cuisine. Obtenir ce titre, une note de 15/20 et trois toques, c'est un immense honneur. Ça renforce ma motivation".
Car ce discret jeune homme de 31 ans ne croit qu'en une vertu, le travail:"J'aime les choses carrées, précises. je privilégie une cuisine maîtrisée, à basse température pour atteindre le plus haut degré de subtilité dans les mets".
Le temps pour Jimmy d'atteindre un degré d'exigence supplémentaire:"Je souhaite continuer ce que j'ai commencé cette année. si j'ai choisi de faire carrière dans la gastronomie, c'est par envie de me faire plaisir et d'aller au plus haut". Sa route semble toute tracée.

Pour la petite histoire:
L’aventure Gault & Millau débute au début des années 60, lorsque Henri Gault et Christian Millau commencent à parcourir les tables de France sur un ton nouveau, sans langue de bois et résolument moderne.
Le premier guide indépendant Gault & Millau apparaît en 1972, et dépoussière le genre en mettant en avant la Nouvelle Cuisine et son lot de jeunes chefs talentueux comme Michel Guérard, Marc Veyrat, les frères Troigros ou encore Joël Robuchon. Exempt de sauces trop grasses ou trop lourdes et de longues préparations issues d’une autre époque, la Nouvelle Cuisine valorise des cuissons rapides, une préparation minute, des produits frais ainsi qu’une approche plus diététique de la cuisine.
Véritable porte-parole de cette nouvelle vague culinaire, Gault & Millau est aujourd’hui une référence pour les tables de l’Hexagone, mais aussi concernant le vin, le champagne et les artisans de bouche.

Vincent Colbeau-Justin, chef de ‘La Pinède’ à La Pinède Plage. ‘L’esprit de famille’



Vincent COLBEAU-JUSTIN
Vincent Colbeau-Justin  dirige la cuisine du restaurant "la Pinède" depuis la saison estivale 2015, dans une ambiance "chic" , raffinée ...tournée vers la Grande Bleue...

Originaire de Tours, belle famille de 9 enfants qui a pour habitude de se retrouver  autour de grandes tables, fins gastronomes qui aiment partager des moments conviviaux, c’est tout naturellement que Vincent se tourne vers la cuisine : « Nous aimons nous retrouver autour d’une bonne table, échanger nos impressions sur les plats servis et les vins qui les accompagnent, tous ces instants de partage en famille sont autant de souvenirs qui m’ont donné le ‘goût’ des bonnes choses. »
Ce jeune Chef  fait ses classes entre Tours et Aix-Les-Bains.  Puis le besoin de  découvrir d’autres horizons, pousse Vincent à faire des saisons : L’été, Vincent fait sa place dans des hôtels de renom ; Le Guanahani***** à St-Barthélémy, Chez Charles**** à Lumio en Corse; il commence comme chef de partie puis passe second dans chacun de ces établissements. L’hiver au Lana***** à Courchevel, ou il commence comme second, puis évolue rapidement jusqu’au poste de Chef de cuisine. 
C’est lors de ces saisons que Vincent Colbeau-Justin rencontre son épouse, Coraline.
Amoureux de la région, ils connaissent bien
nos Maisons, puisque Vincent a été sous chef au restaurant « La Palmeraie » du Château de Valmer de 2007 à 2009 et Coraline chef de rang à La Pinède Plage. Pour la petite anecdote, le grand-père de Vincent, Mr Pierre Hoepffner (chef des armées de Monaco) séjournait au Château de Valmer quand ce n’était encore qu’une pension de famille….
Tartare d'avocats et langoustines

Son idée de la gastronomie s'inscrit dans l'esprit du lieu et dans le respect des saisons et des produits pour la réalisation de ses cartes. Face aux îles d'Or, il met en avant les produits locaux de la Méditerranée,  les fruits et légumes du potager bio du domaine ...Au déjeuner comme au dîner, savourez une cuisine aux accents du sud. « J’attache beaucoup d’importance au respect du produit, humilité et simplicité font partie de  ma ligne de conduite, et c’est dans cet esprit que j’essaie de sublimer l’association des saveurs…j’aime travailler la viande, les poissons, mais aussi les légumes, les  herbes aromatiques, il y a tant de possibilités pour un même produit…
Cette envie d’apprendre, de découvrir, je  tiens à la partager avec mon équipe. Transmettre mon savoir-faire, dans la bonne humeur, mais avec rigueur, afin que le client ait cette notion de plaisir, de repas en famille, et un souhait : revenir. »

jeudi 31 mars 2016

Jimmy Coutel, chef de "La Palmeraie" au Château de Valmer: "L'amateur de jardin"


Jimmy COUTEL

Depuis Mai 2015, Jimmy Coutel ; Chef reconnu et récompensé par le guide Gault & Millau 2016 avec une note de 15/20, 3 toques et le titre de « Grand de demain » ; officie dans les cuisines de La Palmeraie à l’Hôtel Château de Valmer*****. 
Issu d’une famille de 5 garçons originaire de Saint-Raphaël dans le Var, une maman à la maison qui cuisine beaucoup, Jimmy découvre la cuisine à l’âge de 10 ans. A 15 ans, il commence son apprentissage chez Phillippe Troncy à L’Arbousier à Saint-Raphaël : « Il m’a tout appris, les produits, la technique et les bases du savoir-faire traditionnel. »
En 2006, Jimmy passe chez Jérôme Zueras (La Belle Aurore à Sainte-Maxime), un enfant du Sud-Ouest, élève de Michel Sarran, et y restera trois saisons. Mais l’épouse de Jimmy est Jurassienne, et c’est l’occasion pour lui d’aller se frotter à la cuisine de montagne : ce sera chez Jean-Paul Jeunet (2 macarons Michelin) à Arbois : « J’apprends chez lui une autre manière de cuisiner. Les jus sont plus structurés et on se détache des cuissons à l’ancienne pour aller sur la basse température. Le matin, il m’arrive de trouver un dessin sur mon plan de travail, et à moi  de me débrouiller  pour que le plat soit dans cette veine. Ce fut aussi une belle rencontre. Les rapports étaient sympathiques, il nous emmenait cueillir les herbes avec lui, et il y a à Arbois un petit côté ‘nature’ bien agréable. »
De retour dans le Var, il décide rapidement de postuler chez Thierry Thiercelin, à La Villa Belrose (Gassin): « J’ai commencé à la viande, et puis j’ai ‘gratté’ la place de second pendant un an, jusqu’au poste de chef adjoint ! Avec émotion, Jimmy raconte ces belles années. « Humainement d’abord, c’est un petit bijou. Thierry Thiercelin entretient une relation familiale avec ses adjoints, il est comme un père pour moi. On ne peut oublier ces liens tissés pour la vie avec nos chefs, celui de nos 16 ans, et les autres ! »
Rougets Barbet en escabèche, carottes du jardinier et fenouil, pousses de betteraves.
 Après 6 années passées auprès de Thierry Tiercelin, le moment est venu de tracer son propre chemin en tant que chef de cuisine : Jimmy se présente au  Château de Valmer. Son mentor est d’ailleurs présent lors du premier entretien avec la propriétaire, Madame Rocchietta, qui dirige cette maison familiale depuis de nombreuses années. Avec finesse, Jimmy Coutel imagine sa partition en accord avec Madame Rocchietta : « Ensemble, nous sommes passionnés des légumes du jardin que nous souhaitons tous deux voir mis en valeur à la carte ».A la tête d’une brigade de dix personnes, Jimmy Coutel s’épanouit. Une aubaine pour cet amoureux de simplicité qui peut traiter en direct avec les jardiniers : « je fais mes menus en fonction des produits. Je les travaille avec une cuisson précise, j’y ajoute mon envie personnelle et ça donne des associations goûteuses et originales ». Le résultat : une carte simple qui privilégie la saveur et des plats qui mettent en avant la Provence et sa richesse.
«Dans les années à venir, il y aura sans doute une patte bien à moi, mais pour l’instant je me concentre sur les produits que j’ai sur place pour réaliser des plats authentiques avec les légumes du jardin, beaucoup de saveurs, et sans jamais me perdre dans l’épicerie. Il y a peu, une cliente adorable, qui avait passé trois semaines chez nous, m’a dit : ‘Restez comme vous êtes, simple. N’allez pas trop loin, et pas trop vite.’ Ça tombe bien, c’est ma ligne de vie, que je me plais à partager avec ma petite brigade et les clients à travers ma cuisine. »